Nomination des Secrétaires généraux : Gustave Azebaze déballe tout sur ces choix de Biya

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Dans cette sortie, M. Azebaze invite les députés à plus de vigilance au moment de l’élaboration et la validation des textes et déplore la haute centralisation du pouvoir dans un régime ultra-autoritaire à travers ces Nouveaux secrétaires généraux.

L’intégralité de sa sortie
« Ce qui est embêtant, c’est de voir tout ce monde qui s’émeut de la nomination par l’executif de SG de conseils régionaux réputés libres dans leur administration, du moins tel que le dispose la Constitution révisée de 1996 au sujet des Collectivites territoriales decentralisees (CTD)! Or ils l’ont vu s’élaborer voire participé à son adoption parlementaire, cette loi supplémentaire de verrouillage de la gouvernance étatique sous le générique de la décentralisation.

Seul un parti politique de l’opposition présentée comme radicale s’y est opposé fermement, allant jusqu’à boycotter les processus visant à remplir ces placebos institutionnels. Et du coup moqué par ceux qui au fond rêvaient chacun en secret d’hériter d’un nouveau strapontin, pour soi ou un proche dans cette république si clientéliste voire nepotiste.
Hélas, en régime ultra-autoritaire et décidément centralisé, le pouvoir ne se partage pas sans y être contraint.

Alors donc s’étonner aujourd’hui de la nomination des SG des 10 conseils régionaux par le président de la république, Paul Biya, – toujours président national d’un parti -, après l’institution de médiateurs supposés « indépendants » toujours nommés par la même autorité pour les régions anglophones à statut dit spécial et, plus encore, le maintien de la tutelle préfectorale sur toutes les 10 régions, c’est amusant quoi! Tout ça est prévu par la très mauvaise loi décembre 2019 portant Code général des CTD.
#Moralité : ceux vraiment engagés pour les réformes democratiques, doivent davantage se montrer vigilant au moment de la conception/élaboration des textes organisant ou régissant le fonctionnement des institutions de l’état au Cameroun et l’exercice des libertés individuelles et collectives dans ce pays. »

REF: afrik-inform.com

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