Voici comment les Camerounais d’Europe célèbrent la mémoire d’Ahmadou Ahidjo

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Le 30 novembre 1989, il a soufflé son dernier exil à Dakar, au Sénégal, après sa démission. D’autres expatriés se souviennent … « Pour moi, M. Ahmadou Ahedjo était un grand homme, d’une rare intelligence politique et d’un bon stratège. Il avait une haute image du Cameroun, que j’aimais vraiment. C’était un vrai patriote. Il a fait du Cameroun un pays respectable non seulement dans la région. » Sub, en Afrique et dans le monde.

L’écrivain Mary Lessock connaissait bien l’époque où le père de la nation camerounaise était toujours en fonction à la tête de la juridiction suprême de la Terre indomptable des Lions. En exil à Paris, en France, pendant plusieurs décennies, la personne affectueusement surnommée «la plume du peuple» est restée très caractéristique de l’homme et de son travail. Son activité était particulièrement évidente dans le domaine du développement des infrastructures, en particulier dans le domaine économique. Il a réussi à doter le Cameroun de grandes entreprises publiques dans presque tous les secteurs. Quand vous voyez ce que son héritage d’édification de la nation est devenu 31 ans après sa mort en exil à Dakar, au Sénégal, c’est incompréhensible et même horrible. « 

Unité nationale de Cantor

De Bruxelles, le journaliste Hugues Seumo se souvient surtout du promoteur de l’harmonie nationale. Pendant le quart de siècle au cours duquel Ahmadu Ahedjo est arrivé au pouvoir, il a fait de l’unité nationale sa principale préoccupation. Nous l’avons vu avec les équilibres régionaux, la création d’infrastructures et les grandes entreprises en plein essor dont il était fier et qui ont rendu les Camerounais heureux », a-t-il déclaré, et a poursuivi:« Avec le président Ahmadou Ahedjo, l’unité nationale était une question d’engagement, une force qui ne laissait pas le choix aux citoyens d’exiger une liberté dans ce domaine. Ou ce domaine de la vie sociale. Les questions qui pouvaient séparer les Camerounais de la sphère politique où l’on pensait de tout point de vue à la nation avant la tribu ou l’ethnie étaient exclues. »Le journaliste note:« 31 ans après sa mort, il semble que les ministres nommés, par exemple, étaient sur Des jours, des agents de l’Etat, travaillant au bénéfice de leur communauté en priorité.

31 ans après sa mort, le pays est divisé sur tout, et la phase la plus violente d’aujourd’hui s’incarne dans la guerre en cours dans les régions anglophones. Inutile de parler du quotidien délabré des Camerounais en général. »La même déception a été constatée avec Mary L. Ondo, directrice des ventes en Allemagne.« Ahmadou Ahedjo est la fierté du Cameroun. Je pensais que Paul Biya continuerait son travail et ferait même un meilleur travail. Quand on voit le résultat aujourd’hui… c’est triste. « Le retour de sa dépouille est toujours en question. » Paul Biya a déclaré le 30 octobre 2007 sur France 24 que l’organisation des obsèques est de la responsabilité de la famille du défunt. De son côté, Jermain Ahedjo, l’épouse du défunt président, a répondu au président Piya, au micro de RFI, que c’était ce dernier qui devait organiser les obsèques officielles de son prédécesseur.

L’autorité actuelle de Yaoundé ne souhaite pas aborder ce problème. Il craint sûrement que la tombe du premier président camerounais soit un lieu de pèlerinage et de contemplation », estime Hugo Sumo, affirmant que« pour réconcilier les cœurs, il convient de rendre non seulement les restes du président Ahedjo, mais aussi tous les dirigeants indépendantistes camerounais décédés et enterrés à l’étranger. Nous ne pouvons pas prétendre construire une nation en repoussant ceux qui ont contribué à la construire à l’arrière-plan. »Pour Mary Lessock, elle n’a pas trouvé les mots assez durs pour exprimer son indignation.

« Il n’est pas naturel que le président Ahmadou Ahedjo ne repose pas aujourd’hui dans son pays d’origine, par la volonté de celui qui lui a remis le pouvoir. C’est une preuve supplémentaire que depuis le 4 novembre 1982, le Cameroun vit sous une dictature. » Dans tous les cas, le Cameroun bénéficiera de l’organisation formelle du retour de la dépouille du premier président de la république dans son pays d’origine. Il s’agit du devoir de mémoire et de pacification des âmes autant que de la dignité de l’image du pays.

ref: camerounweb

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